Vivre jusqu'à un âge avancé en santé
- malorietrillatmtc
- 24 juin
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Voici un passage célèbre du Huangdi Neijing Suwen - chapite 1 - étude de la pureté antique
Ce texte a été écrit il y a environ 2 300 ans.
L'Empereur Jaune demanda à Qi Bo :
« J'entends dire que les anciens pouvaient vire jusqu’à plus de cent ans sans que leur activité diminue, alors qu’aujourd'hui, nos contemporains, à cinquante ans, sont déjà affaiblis.
Cet état malfaisant du monde actuel va-t-il nous faire périr tous ?»
Qi Bo répondit :
« Si les hommes de la haute antiquité comprenaient mieux les moyens de se maintenir en bonne santé, c’est qu’ils se basaient sur les énergies yin et yang et sur les moyens de mieux protéger leur vie.
Ils mangeaient raisonnablement
Se couchant et se levant à des heures régulières, et
Evitant les travaux fatigants et inutiles
Ils pouvaient ainsi vivre en conservant l’énergie du corps et de l’esprit jusqu’à l’âge de cent ans.
Au contraire, les hommes d’aujourd’hui épuisent leurs forces et souillent leur pureté intérieure. Ils ne comprennent pas que la plénitude de leurs forces agit facilement et dangereusement sur leur esprit.
S’ils ne prennent pas garde, cela pourrait les inciter à céder abusivement à leurs désirs, et il obtiendraient ainsi un résultat contraire à une vie heureuse.
De plus, ils se couchent et se lèvent à des heures irrégulières, aussi sont-ils affaiblis par l’âge dès la cinquantaine.
Les anciens sages ont conseillé à leurs descendants les moyens suivants pour prévenir les attaques nocives :
Les perturbations frappent l’homme en profitant des états de vide du corps, mais si l’équilibre a été maintenu, si la pureté physique et mentale se sont accumulées à l’intérieur du corps, en tant que forces de défense contre les agressions externes, d’où pourrait alors provenir la maladie ?
Ainsi,
Un esprit libre amoindrit les désirs,
Une conscience tranquille chasse la crainte,
Le travail ne provoque plus la fatigue,
Plus l’énergie se laisse aller sur la voie naturelle, plus l’esprit sera satisfait de son désir.
On se contente alors
D’une nourriture simple,
D’habits modestes, et
De la vie ordinaire, coutumière
La noblesse, la richesse, ou l’infériorité et la pauvreté ne changent rien et l’on ne se perd pas en envies ou besoins déraisonnables.
Ainsi les regards ne sont plus attirés par les passions, les désirs exagérés ne peuvent plus troubler l’esprit.
L’homme, stupide ou intelligent qui ne se laisse pas aller vers des plaisirs matériels et suit la raison, la vraie joie, pourra vivre jusqu’à cent ans sans que la santé dépérisse »
D'après Essai de lecture pratique du Huangdi Neijing Suwen par Philippe Nicolas



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